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Visioconférence : et si vous coupiez la caméra ?

Le confinement a modifié en profondeur l’organisation des entreprises. Parmi les nouveaux usages professionnels : l’essor du télétravail et des visioconférences, qui limitent les déplacements et réduisent les émissions de CO2. Mais l’impact sur la planète n’est pas neutre pour autant…

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Avec moins de déplacements en avion ou en voiture, vous pensiez adopter les bons gestes en privilégiant le web pour vos rendez-vous professionnels ? Ce n’est pas si simple. Selon un rapport de l’Ademe La face cachée du numérique, une seule donnée numérique parcourt en moyenne 15 000 km. Pourquoi ? Car chaque donnée numérique est stockée sur un serveur, parfois situé à l’autre bout du monde.

Pour parvenir à votre mobile ou à votre ordinateur, elle doit transiter par de multiples réseaux. Et ce voyage ultra-rapide consomme de l’énergie. En d’autres termes, vous émettez du CO2 chaque fois que vous envoyez un mail, faites une recherche sur Google ou participez à des visioconférences… À lui seul, le numérique serait, toujours selon l’Ademe, responsable de 4 % des émissions de CO2. Si Zoom, Google Meet, Teams et autres Skype restent des solutions moins polluantes qu’un vol transatlantique, il est possible d’adopter des comportements encore plus vertueux.

Impact de la visioconférence sur la planète

Avec l’avènement du télétravail, faire des visioconférences avec ses collègues, ses clients ou ses partenaires s’est ancré dans les habitudes professionnelles. S’il ne remplace pas une rencontre « physique », ce moment convivial virtuel vous paraît totalement anodin. Et pourtant… Des chercheurs des universités de Purdue, Yale et du Massachussetts Institute of Technology ont réalisé une étude sur le sujet, parue en janvier 2021.

D’après leurs conclusions, 1 heure de visioconférence émet entre 150 et 1 000 grammes de CO2, selon la qualité de la vidéo. L’équivalent, en moyenne, de 9 km en voiture ou de 2 jours de consommation d’une ampoule à incandescence La même visio consomme également 2 à 12 litres d’eau. Cela s’explique par le parcours des données à travers le monde et la nécessité de refroidir les datas centers, avec un système d’air conditionné très gourmand en eau.

Avec la forte augmentation du trafic Internet, ces chercheurs estiment que, si la tendance se poursuit d’ici fin 2021, il faudra une forêt de 185 000 km² pour capter le CO2 et compenser les émissions de carbone liées au web… Soit les superficies des régions Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Pays de la Loire réunies ! Quant à l’eau supplémentaire pour le traitement des données, elle représenterait 300 000 piscines olympiques.

Visioconférence : pourquoi éteindre la caméra ?

Parmi tous les usages Internet, la vidéo représente à elle seule 96 % des émissions. Si YouTube et Netflix font de loin partie des plus pollueurs, ces services sont immédiatement suivis par les applis de visioconférence. Éteindre la caméra, c’est donc un geste direct pour l’environnement ! Pour briser la glace sans contribuer à la fonte de la banquise, vous pouvez saluer vos collègues en début de réunion, puis éteindre la caméra pour le reste de la discussion.

Pour aller encore plus loin, voici quelques exemples d’écogestes numériques à adopter :
• un e-mail sans pièce jointe génère 4 g de CO2 : évitez d’envoyer un mail à votre voisin de bureau et ne mettez que les interlocuteurs vraiment indispensables en copie ;
• chaque recherche sur Google a un impact : enregistrez vos sites favoris pour éviter une recherche inutile ;
• utiliser le bon navigateur : selon une étude du Green Code Lab pour l’Ademe, Chrome consomme plus d’énergie que Firefox.

Ou comment surfer de façon plus écoresponsable !

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